HESAV

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Nov 26, 2018

Les futur.e.s infirmier.ère.s s'engagent pour la santé communautaire

Aider les personnes à mobilité réduite, sensibiliser le personnel des bars à la vente d’alcool aux mineur.e.s, fournir des renseignements sur l’alimentation saine ou les risques de déshydratation, ainsi que bien d’autres actions de prévention et de santé publique : durant la période estivale, les étudiant.e.s en 2ème année Bachelor de Soins infirmiers de HESAV se sont activé.e.s sur les terrains de loisirs où se rassemblent les Romands.

Les projets de santé communautaire ont été élaborés dans le cadre du module « Méthode, Démarches et Outils / Education à la santé ». En partenariat avec les organisateurs, ceux-ci ont débouché sur des actions concrètes au Montreux Jazz et à la Fête du Blé et du Pain. D’autres groupes préparent déjà la participation à la Fête des Vignerons de 2019.

De telles collaborations permettent d’offrir des prestations professionnelles et utiles au public, tout en participant à la formation des futur.e.s soignant.e.s.

Découvrez ci-dessous les impressions croisées d’une enseignante et d’une étudiante.

Françoise Ineichen, maître d’enseignement dans ce module et coordinatrice du pôle prévention du Montreux Jazz Festival (MJF)

Comment s’est déroulée cette expérience extra muros ?

Comme les années précédentes, cette expérience a été très riche pour les étudiant.e.s et aussi pour la manifestation. La collaboration avec le Montreux Jazz a débuté en 2013 déjà – et d’ailleurs certains projets mis sur pied les années précédentes figurent dorénavant au programme de l’équipe sécurité du festival. C’était la 2ème année consécutive que 8 à 10 étudiant.e.s passaient 10 jours sur place.

Êtes-vous satisfaite des résultats ?

Je suis ravie, surtout des discussions que j’ai eues avec les étudiant.e.s sur leur ressenti. Ils/elles ont fait plus que répondre au mandat. J’ai constaté un vrai engagement, un vrai désir de faire passer un message de prévention, malgré un terrain de travail extra muros, ils ont rapidement trouvé des ressources pour aller aborder les festivaliers.ères  « en bonne santé ».

Sur le terrain, les étudiant.e.s arrivent à prendre la distance nécessaire, ce qui n’est pas possible quand la tête reste dans le projet théorique. C’est très riche pour moi et pour elles et eux. Je dirais que, sur le terrain, ils/elles se comportent en professionnels.

Comment se sont déroulés les quatre projets sur le terrain ?

L’animation bio a suscité beaucoup plus d’intérêt que ne l’avaient supposé les étudiant.e.s, à leur plus grande satisfaction. Cela a d’ailleurs permis de renforcer leur motivation pour ce projet et leur engagement.

Le projet sur la vente d’alcool aux mineurs.e. a été très bien accueilli par les responsables de bar ainsi que tous leurs bénévoles qui se sont empressés de porter avec fierté les badges de prévention créés par nos étudiant.e.s. Il faut savoir que la vente d’alcool aux mineurs est un sujet qui préoccupe beaucoup le Montreux Jazz.

Les projets sur la mobilité douce et la santé sexuelle n’ont pu être mis en place que trois jours au total, ces étudiant.e.s étant en stage. Elles/ils ont donné de leurs heures personnelles pour ces actions de prévention ! Là aussi, l’animation a rencontré un grand succès et apporté beaucoup de dynamisme au stand.

Joris Callot, étudiant HESAV en Soins infirmiers, présent au Montreux Jazz Festival

Quel projet avez-vous présenté ?

Avec mes collègues étudiant.e.s infirmiers, nous avons présenté un projet sur la prévention de la vente d’alcool chez les mineur.e.s dans le cadre du Montreux Jazz Festival. Construit pour le module de 2ème année, ce projet nous a aussi permis de valider un stage en santé communautaire. Nous avions prévu trois activités ciblant les responsables de bar présent.e.s sur le site et la population.

  1. Pour la première activité, équipés de T-shirts personnalisés de slogans, nous abordions les responsables de bar dans le but de discuter avec eux sur le sujet de la vente d’alcool chez les mineur.e.s, par exemple : prenaient-ils le thème à cœur ? Quelles « techniques » de refus de vente avaient-ils développées ? Qu’est-ce qui les aiderait ?  

    Nous finissions notre discussion en leur proposant des badges que nous avions fait confectionner portant des slogans du style « Pas de godets pour les minets » afin de symboliser leur engagement.

  2. Pour la deuxième, nous avions un stand dans lequel un petit jeu avait été confectionné par nos soins : deux joueur.euse.s équipé.e.s de lunettes simulant un état d’ébriété devaient lire des questions et y répondre en lançant une balle dans le seau correspondant à la bonne réponse. Ces questions ont été pensées pour sensibiliser les gens sur la consommation d’alcool, plus particulièrement chez les mineur.e.s. Après avoir éclairé les participant.e.s, nous leurs offrions des recettes de cocktails sans alcool.
  3. La troisième activité consistait à aborder des jeunes visiblement mineur.e.s dans la foule, leur faire porter ces lunettes et leur demander de faire quelques activités requérant une certaine agilité afin de leur faire réaliser comment notre perception et nos mouvements sont imprécis en état d’ébriété.

Comment cela s’est-il passé sur le terrain ?

Les responsables de bar ont en grande majorité bien accueilli et apprécié notre projet. Plusieurs de ces responsables ont gardé nos badges et avancé que notre passage avait sensibilisé le personnel qui fait le service. Les participant.e.s à notre jeu au stand s’amusaient tout en apprenant des faits sur la consommation d’alcool, les retours étaient positifs.

Avez-vous rencontré des difficultés imprévues ?

En fait, oui. Le troisième projet a été annulé car trop dangereux en pleine foule, nous ne pouvions pas assurer la sécurité physique des participants. De plus, nos deuxième et troisième projets ciblaient en première intention une population jeune et/ou mineure. Cependant, cette population était peu présente pendant nos heures de présence qui étaient relativement tôt.

Quel a été le moment fort de cette expérience ?

Construire le projet de bout à bout pour finir sur le terrain avec les inévitables imprévus et difficultés (oser aborder des inconnus p. ex) et voir le projet aboutir ont été les moments forts de cette expérience. Nous retirons satisfaction et fierté d’avoir donné naissance à notre projet et d’avoir pu le mener à terme !

Pour en savoir plus 

Les étudiants infirmiers à la Fête du Blé et du Pain

Les futurs infirmiers se préoccupent de la santé des festivaliers

50 étudiants s’engagent pour la Fête des Vignerons



Vidéos

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